Le Samu social peut orienter vers une solution d’hébergement d’urgence. Numéro gratuit, 24h/24 et 7j/7.
Informations officielles ↗SORTIR DES VIOLENCES
DOIT DEVENIR UN DROIT EFFECTIF.
Échapper aux violences ne devrait pas signifier tout perdre.
Lire la tribune publiée dans Libération ↗Les violences peuvent prendre plusieurs formes.
Elles peuvent se cumuler, se prolonger ou changer de forme. S'éloigner de l'auteur des violences ne signifie pas nécessairement que les violences cessent.
Exemples non exhaustifs.
Trop souvent, c'est à la victime de tout perdre pour échapper aux violences.
Échapper aux violences ne devrait pas signifier tout perdre.
Le pouvoir peut aussi créer du silence.
Parler peut aussi exposer à la perte d'un emploi, d'un réseau, d'une réputation ou d'une place.
Influence
Notoriété
Réseau
Hiérarchie
Institution
Omerta
Solidarité de corps
Minimisation
Isolement
Représailles
L'urgence n'est pas la reconstruction.
L'urgence protège. Elle ne suffit pas à reconstruire.
Des protections existent. Des droits ont été conquis. Mais une sortie effective des violences suppose aussi du temps, des ressources, un logement, la préservation de l'emploi, l'accès aux soins, la protection et l'exercice des droits dans la durée.
Raconter les violences ne devrait pas devenir une épreuve de plus.
Une victime ne devrait pas avoir à raconter encore et encore la même histoire pour être protégée, soignée, logée, accompagnée ou faire valoir ses droits.
Aujourd'hui, chaque porte peut obliger à recommencer : expliquer les faits, reconstituer la chronologie, produire les mêmes éléments, parfois dans des moments de grande vulnérabilité.
Notre proposition : un parcours coordonné, avec l'accord de la personne, qui organise la continuité entre les acteurs et évite de faire reposer sur la victime la circulation de son histoire.
Principe de conception : aucune transmission d'information sans cadre protecteur, nécessité et consentement adaptés. La simplification du parcours ne doit jamais devenir une dépossession de la parole.
UN PARCOURS DE SORTIE DES VIOLENCES.
Sortir des violences ne se résume pas à l’urgence. Il faut pouvoir être protégé, sécuriser sa situation, retrouver une stabilité matérielle et enfin disposer du temps, des ressources et de la continuité nécessaires pour se reconstruire en paix.
SORTIR DES VIOLENCES DOIT DEVENIR UN DROIT.
L’enjeu est de garantir une continuité entre protection, logement, ressources, travail, soins, justice et accompagnement. Une victime ne devrait pas avoir à sacrifier le reste de sa vie pour être en sécurité, ni devoir reconstruire seule ce que les violences ont détruit.
LA SORTIE DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES DOIT DEVENIR UN DROIT
TRIBUNE — LIBÉRATION, 27 JUILLET 2026
« Aides d’urgence, priorités pour le logement social… Ces outils ne fournissent pas de protection continue. »
Cette tribune pose le point de départ du projet : protéger dans l’urgence est indispensable, mais il faut aussi rendre possible l’après — conserver ou retrouver un logement, des ressources, son travail, accéder à ses droits et pouvoir se reconstruire en paix.
Article réservé aux abonnés. Nous renvoyons vers la publication originale.
« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » Henri-Dominique Lacordaire, Du double travail de l'homme, 1848.
Une liberté sans garanties matérielles reste une liberté théorique.
Noha Tefrit
Nous devons franchir une nouvelle étape : garantir un véritable parcours de sortie des violences.
Sortir des violences veut rassembler personnes concernées, associations, professionnel·les, juristes, chercheur·ses, citoyen·nes et acteurs publics pour documenter les obstacles, construire les solutions qui manquent et les transformer en droits effectifs.
Ce combat doit devenir collectif.
Aidez-nous à construire ce droit.
Une équipe. Une coalition. Une communauté.
DES DROITS EXISTENT DÉJÀ. IL FAUT POUVOIR LES MOBILISER.
Cette rubrique donne des repères nationaux. Les conditions dépendent de la situation de chaque personne ; les liens officiels permettent de vérifier l’éligibilité et les justificatifs nécessaires.
La situation de victime de violences fait partie des situations prises en compte comme prioritaires pour l’attribution d’un logement social, sous les conditions prévues par les textes.
Demande et justificatifs ↗Une victime de violences au sein du couple peut, sous conditions et avec les justificatifs requis, bénéficier d’un préavis réduit à un mois pour quitter son logement.
Vérifier les conditions ↗Le juge aux affaires familiales peut prendre en urgence des mesures de protection et organiser notamment l’éloignement, le logement et certaines modalités concernant les enfants.
Demander une ordonnance ↗Une aide financière d’urgence peut être demandée par les victimes de violences conjugales, selon les conditions et justificatifs prévus.
Faire la démarche ↗Dans le cadre d’une demande d’ordonnance de protection, une aide juridictionnelle provisoire peut être accordée ; l’admission définitive dépend ensuite notamment des ressources.
Vérifier ses droits ↗Informations nationales vérifiées sur Service-Public.fr et l’ANIL. Cette rubrique informe ; elle ne remplace pas un accompagnement juridique ou social individualisé.
Vous êtes confronté·e à des violences ?
Sortir des violences est un projet de plaidoyer et de mobilisation. Nous ne remplaçons ni les secours, ni les associations spécialisées, ni les professionnel·les qui accompagnent les victimes.
Appelez le 17 ou le 112.
Police / gendarmerie : 17 · Numéro d'urgence européen : 112 · Urgences médicales : 15 · Pompiers : 18 · Pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou dysphasiques : 114.
Urgence sociale et orientation vers l’hébergement. Gratuit, 24h/24 et 7j/7.
Samu social ↗Pour un enfant en danger ou en risque de l’être. Numéro national gratuit, 24h/24 et 7j/7.
119 ↗Écoute, information et orientation pour les femmes victimes de toutes formes de violences, leur entourage et les professionnel·les. Anonyme et gratuit. Ce n'est pas un numéro d'urgence.
Solidarité Femmes ↗Numéro national d'aide aux victimes : écoute, information et orientation vers le réseau associatif d'aide aux victimes.
France Victimes ↗Collectif Féministe Contre le Viol : écoute et soutien pour les personnes ayant subi un viol ou d'autres violences sexuelles. Appel anonyme et gratuit.
CFCV ↗Échange par tchat avec des policiers ou gendarmes formés aux violences sexistes et sexuelles. Le tchat est accessible 24h/24 et 7j/7.
Signaler en ligne ↗Réseau national d'associations spécialisées dans l'accueil, l'accompagnement et l'hébergement des femmes victimes de violences.
Trouver une association ↗Information juridique, accès aux droits, orientation et accompagnement par un réseau national de Centres d'information sur les droits des femmes et des familles.
Trouver un CIDFF ↗Navigation : si consulter ce site peut vous mettre en danger, utilisez si possible la navigation privée et pensez à effacer votre historique. Le site gouvernemental Arrêtons les violences permet également de quitter rapidement son tchat et d'en effacer l'historique.
Ressources nationales vérifiées : portail gouvernemental Arrêtons les violences, Service-Public.fr, Fédération nationale Solidarité Femmes, France Victimes, Collectif Féministe Contre le Viol et réseau des CIDFF. Les modalités peuvent évoluer : les pages officielles et les organismes compétents font foi.